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The Avengers, de Joss Whedon

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  Hulk, Iron Man, Thor, Captain America, Black Widow, Hawkeye : on les avait vu débarquer tour à tour sur nos écrans, les voilà enfin tous réunis, pour le meilleur comme pour le pire. Si l’on enlève l’ironie de Tony Stark, portée par un Robert Downey Jr toujours aussi génialissime, les quelques gags visuels servis par un Hulk impressionnant et les deux ou trois plans majestueux où tous les héros sont rassemblés, que reste-t-il de ce blockbuster aux 220 millions de dollars ? Et bien, pas grand chose, à part des scènes d’action balourdes, une intrigue bien trop mince et prévisible ayant tendance à tomber dans un premier degré consternant, ainsi qu’un opportunisme dégoulinant. Joss Whedon, le créateur de la série Buffy contre les vampires, nous avait promis un des meilleurs films de supers-héros de l’année, mais ne réussit qu’à nous servir une soupe populaire, aromatisée à la sauce hollywoodienne avec en accompagnement, le gratin du cinéma américain du moment. En venant chercher un divertissement agréable dans Avengers, le spectateur n’aura gagné qu’une explosion visuelle sans âme ni consistance, un défilé de supers-stars, ainsi qu’un insupportable mal de tête. 

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Twixt, de Francis Ford Coppola

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    Hall Baltimore, écrivain raté interprété par Val Kilmer, se retrouve perdu dans une petite ville sombre de Californie, afin de trouver de l’inspiration pour son prochain livre. Il la dénichera dans un rêve où lui apparaîtra l’esprit d’une jeune fille assassinée incarnée par Elle Fanning  et embarquera dans une aventure mystérieuse, aux accents fantomatiques et vampiriques. Succédant à un Tetro déjà complexe et hétéroclite, Twixt, sous ses airs de série Z, installe une dichotomie constante entre drôlerie et sinistre, beauté et laideur, mélancolie et ridicule. En incluant le personnage d’Edgar Allan Poe à son récit, Francis Ford Coppola instaure un triple deuil : celui de Poe pour sa femme, celui de Baltimore pour sa fille, et le sien pour son fils, mort dans un accident de speedboat en 1986. Twixt résonne donc comme une exorcisation des démons du cinéaste, qui, avec ce Huit et demi des temps modernes, signe une oeuvre déconcertante, unique et personnelle, qui marque paradoxalement, en dépit d’effets techniques pour le moins fastidieux et d’un infime budget, l’apogée de sa carrière. 

 

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Radiostars, de Romain Levy

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    Récompensé au Festival de l’Alpe d’Huez par le prix de la meilleure comédie, Radiostars laissait présager une bonne surprise. C’est en effet le cas, car Romain Lévy nous livre un film d’une fraîcheur inouïe avec l’histoire de cette bande de chroniqueurs radio parisiens embarqués dans un road-trip en province. Chaque acteur est un petit bijou à lui tout seul (avec un petit plus pour Manu Payet, franche révélation), les sketchs à l’humour décalé fonctionnent à merveille et le film réussit un tour de force dans l’existence à l’écran de ses rôles secondaires, comme celui interprété par Pascal Demolon et le personnage du chauffeur de bus. Là où le film perd un peu en efficacité, c’est dans ces disputes lourdes entre les personnages, portées par un Clovis Cornillac au rôle assez insupportable, et qui ne donnent qu’une seule envie : sortir de la salle en courant. L’ensemble reste un cocktail réjouissant à la bande originale plaisante et prouve que la comédie française a encore de beaux jours devant elle.

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Hunger Games, de Gary Ross

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     Après les adieux de Harry Potter en juillet dernier et à l’heure où la saga Twilight est sur le point de disparaitre de nos écrans, il était temps de trouver une nouvelle lubie pour toute une génération d’adolescents désespérés. C’est désormais chose faite grâce (ou à cause ?) de Gary Ross, qui a décidé pour ce faire d’adapter le premier tome de la série littéraire éponyme de Suzanne Collins. Peut-être aurait-il dû s’abstenir ou bien laisser sa place à un autre, au lieu de nous livrer un film mou comme de la guimauve, à la sauce hollywoodienne, à la photographie laide et aux acteurs tous aussi apathiques les uns que les autres. Car si Hunger Games fait l’unanimité auprès des adolescents, les plus vieux crieront au supplice devant un tel manque d’efficacité, de cynisme et de rebondissements. Devant cette histoire d’enfants envoyés dans un jeu pour s’entretuer, impossible de ne pas penser et de ne pas regretter le bien meilleur Battle Royale, au récit identique, du second degré, une critique sociale et une réelle vision de metteur en scène en plus.

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My Week With Marilyn, de Simon Curtis

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    A l’été 1956, Marilyn Monroe, alors fraîchement  mariée à l’écrivain Arthur Miller, se rend en Angleterre pour tourner Le Prince  et La Danseuse, aux côtés de la légende britannique, Laurence Olivier. My Week with Marilyn dévoile une semaine de ce tournage catastrophique, à  travers le regard du jeune Colin Clark, qui vient de décrocher un poste d’assistant sur le plateau et qui vivra une courte idylle avec l’actrice. De ce fait, le film abandonne tout potentiel d’atteindre le genre du biopic mais n’échappe pas à tous ses défauts habituels, à savoir l’insupportable carton-titre qui rappelle la véracité de l’histoire, ainsi que le continuel retour entre la vie professionnelle et les troubles personnels de la star qui se réduit ici à un engrenage entêtant entre les journées de tournage désastreuses et les scènes d’admirateurs en délire très mal filmées. Dans la peau du mystère Marilyn, Michelle Williams, qui, malgré sa beauté fulgurante, n’égale ni la grâce ni la sensualité de son modèle et tombe par là-même dans une caricature dérangeante, presque déplacée, d’un personnage présenté telle une femme-enfant en manque affectif permanent doublée d’une actrice incompétente. Au final, My Week With Marilyn ne se révèle intéressant que dans sa forme documentaire dévoilant les coulisses d’un tournage, mais reste un long-métrage extrêmement mal construit, insignifiant et trop propre sur lui qui, à l’inverse de l’icône qu’il est censé mettre en scène, ne restera pas dans les mémoires.

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La Dame de Fer, de Phyllida Lloyd

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    Deuxième long métrage de Phyllida Lloyd, La Dame de fer retrace la vie de Margaret Thatcher, la femme politique britannique la plus détestée de l’Histoire. Quel intérêt donc, à présenter la protagoniste comme une femme sympathique et vulnérable, et à en faire une héroïne de cinéma digne de tous les éloges ? Car en dépit d’une Meryl Streep impressionnante et d’un scénario plutôt bien ficelé, la mise en scène se révèle répétitive et laborieuse, en plus de sombrer dans une tendance irrévérencieuse à manipuler le spectateur dès la première séquence, où l’actrice est montrée sous les traits d’une petite vieille atteinte de la maladie d’Alzheimer qui parle à son mari défunt et ne se rappelle plus du prix du beurre. Le côté féministe du personnage et son combat pour réussir dans un monde d’hommes sont extrêmement bien agencés et laissent volontiers admiratifs, mais le film tombe trop facilement dans un chantage affectif vis-à-vis du spectateur. Pas grand chose à sauver de ce biopic irréaliste et indigeste, à part bien sûr, Madame Meryl Streep, une nouvelle fois récompensée aux Oscars pour son incroyable performance. On aurait juste préféré que ce ne soit pas pour ce film-là.  

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  • Notation

    ☆☆☆☆☆ A éviter
    ★☆☆☆☆ Mauvais
    ★★☆☆☆ Pas terrible
    ★★✬☆☆ Moyen
    ★★★☆☆ Bien
    ★★★★☆ Grand Film
    ★★★★★ Chef d'Oeuvre

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