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Radiostars, de Romain Levy

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    Récompensé au Festival de l’Alpe d’Huez par le prix de la meilleure comédie, Radiostars laissait présager une bonne surprise. C’est en effet le cas, car Romain Lévy nous livre un film d’une fraîcheur inouïe avec l’histoire de cette bande de chroniqueurs radio parisiens embarqués dans un road-trip en province. Chaque acteur est un petit bijou à lui tout seul (avec un petit plus pour Manu Payet, franche révélation), les sketchs à l’humour décalé fonctionnent à merveille et le film réussit un tour de force dans l’existence à l’écran de ses rôles secondaires, comme celui interprété par Pascal Demolon et le personnage du chauffeur de bus. Là où le film perd un peu en efficacité, c’est dans ces disputes lourdes entre les personnages, portées par un Clovis Cornillac au rôle assez insupportable, et qui ne donnent qu’une seule envie : sortir de la salle en courant. L’ensemble reste un cocktail réjouissant à la bande originale plaisante et prouve que la comédie française a encore de beaux jours devant elle.

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Hunger Games, de Gary Ross

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     Après les adieux de Harry Potter en juillet dernier et à l’heure où la saga Twilight est sur le point de disparaitre de nos écrans, il était temps de trouver une nouvelle lubie pour toute une génération d’adolescents désespérés. C’est désormais chose faite grâce (ou à cause ?) de Gary Ross, qui a décidé pour ce faire d’adapter le premier tome de la série littéraire éponyme de Suzanne Collins. Peut-être aurait-il dû s’abstenir ou bien laisser sa place à un autre, au lieu de nous livrer un film mou comme de la guimauve, à la sauce hollywoodienne, à la photographie laide et aux acteurs tous aussi apathiques les uns que les autres. Car si Hunger Games fait l’unanimité auprès des adolescents, les plus vieux crieront au supplice devant un tel manque d’efficacité, de cynisme et de rebondissements. Devant cette histoire d’enfants envoyés dans un jeu pour s’entretuer, impossible de ne pas penser et de ne pas regretter le bien meilleur Battle Royale, au récit identique, du second degré, une critique sociale et une réelle vision de metteur en scène en plus.

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My Week With Marilyn, de Simon Curtis

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    A l’été 1956, Marilyn Monroe, alors fraîchement  mariée à l’écrivain Arthur Miller, se rend en Angleterre pour tourner Le Prince  et La Danseuse, aux côtés de la légende britannique, Laurence Olivier. My Week with Marilyn dévoile une semaine de ce tournage catastrophique, à  travers le regard du jeune Colin Clark, qui vient de décrocher un poste d’assistant sur le plateau et qui vivra une courte idylle avec l’actrice. De ce fait, le film abandonne tout potentiel d’atteindre le genre du biopic mais n’échappe pas à tous ses défauts habituels, à savoir l’insupportable carton-titre qui rappelle la véracité de l’histoire, ainsi que le continuel retour entre la vie professionnelle et les troubles personnels de la star qui se réduit ici à un engrenage entêtant entre les journées de tournage désastreuses et les scènes d’admirateurs en délire très mal filmées. Dans la peau du mystère Marilyn, Michelle Williams, qui, malgré sa beauté fulgurante, n’égale ni la grâce ni la sensualité de son modèle et tombe par là-même dans une caricature dérangeante, presque déplacée, d’un personnage présenté telle une femme-enfant en manque affectif permanent doublée d’une actrice incompétente. Au final, My Week With Marilyn ne se révèle intéressant que dans sa forme documentaire dévoilant les coulisses d’un tournage, mais reste un long-métrage extrêmement mal construit, insignifiant et trop propre sur lui qui, à l’inverse de l’icône qu’il est censé mettre en scène, ne restera pas dans les mémoires.

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La Dame de Fer, de Phyllida Lloyd

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    Deuxième long métrage de Phyllida Lloyd, La Dame de fer retrace la vie de Margaret Thatcher, la femme politique britannique la plus détestée de l’Histoire. Quel intérêt donc, à présenter la protagoniste comme une femme sympathique et vulnérable, et à en faire une héroïne de cinéma digne de tous les éloges ? Car en dépit d’une Meryl Streep impressionnante et d’un scénario plutôt bien ficelé, la mise en scène se révèle répétitive et laborieuse, en plus de sombrer dans une tendance irrévérencieuse à manipuler le spectateur dès la première séquence, où l’actrice est montrée sous les traits d’une petite vieille atteinte de la maladie d’Alzheimer qui parle à son mari défunt et ne se rappelle plus du prix du beurre. Le côté féministe du personnage et son combat pour réussir dans un monde d’hommes sont extrêmement bien agencés et laissent volontiers admiratifs, mais le film tombe trop facilement dans un chantage affectif vis-à-vis du spectateur. Pas grand chose à sauver de ce biopic irréaliste et indigeste, à part bien sûr, Madame Meryl Streep, une nouvelle fois récompensée aux Oscars pour son incroyable performance. On aurait juste préféré que ce ne soit pas pour ce film-là.  

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The Descendants, d’Alexander Payne

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    Vous avez dit comédie dramatique ? Golden Globe du meilleur drame ? Cinq nominations aux Oscars ? Impossible. Le cinquième long métrage d’Alexander Payne n’a sa place dans aucune de ces catégories. Le scénario est bien trop lisse et prévisible, les touches d’humour ne sont pas assez recherchées et les décors paradisiaques ne sont là que pour montrer que les drames familiaux arrivent aussi à Hawaii (on ne l’aurait jamais deviné tous seuls, hein). Le film entier ne repose que sur le jeu des acteurs : George Clooney reste excellent, malgré son omniprésence à l’écran, Shailene Woodley est remarquable dans son premier rôle au cinéma (après son interprétation du personnage principal dans la série The Secret Life of The American Teenager) et la petite Amara Miller est très touchante.  Tout ce qui se trouve autour n’est que source d’ennui.  Avec ses airs de ukulélé insupportables, The Descendants ne parvient pas à toucher l’âme du spectateur, qui passe au travers de ce « drame » sans la moindre douleur ni la moindre larme. Après son plaisant roadmovie Sideways, Alexander Payne nous livre un film sans grand intérêt, qui ne fait que se pavaner dans ses tongs et sa chemise à fleurs. Si vous voulez voyager, préférez donc le froid suédois du glacial Millenium de Fincher.

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Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de David Fincher

Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de David Fincher millenium-fincher

    Une enquête policière, un personnage féminin intriguant, l’omniprésence d’Internet ? Après Fight Club, Seven ou encore The Social Network, David Fincher s’est vite imposé comme celui qui devait être à la tête de ce remake inspiré du best-seller suédois. Qui de plus adéquat pour plonger son film dans une ambiance angoissante qui tient en haleine dès le sublime générique de début et ce durant plus de 2h30 ? Qui de plus intégré dans son époque pour livrer un long métrage hyper moderne où Google et Apple font partie intégrante de l’histoire ? Qui d’autre aurait pu choisir Trent Reznor et Atticus Ross pour une musique originale électronisée favorisant la montée du suspense ? Nobody but Fincher. Dans ce « feel-bad movie » magistral, le réalisateur affirme plus que jamais son génie et sa folie furieuse,  s’entourant d’un excellent Daniel Craig et d’un Christopher Plummer à la fois imposant et touchant.  Ce début d’année 2012 semble aussi être le temps de la gloire pour les anciens acteurs de The Social Network. Après Armie Hammer dans J.Edgar et Max Minghella dans The Darkest Hour, c’est au tour de Rooney Mara de se révéler ici. Si elle n’était apparue que dans trois scènes en tant qu’ex-petite amie de Mark Zuckerberg, elle s’affirme ici dans un rôle de jeune fille asociale, percée, tatouée, bisexuelle et victime des abus de son tuteur. On se souviendra longtemps de ce rôle troublant et énigmatique et la carrière de l’actrice est évidemment à suivre de très près. Sans compter la nomination pour la jeune femme, les Oscars semblent aussi avoir oublié ce petit bijou d’intelligence, qui, au final, surpasse par bien des aspects la version suédoise de Niels Arden Oplev, au point même de la réduire au statut de mauvais téléfilm. C’est à croire que cette année, les statuettes dorées ne seront pas synonymes de talent, car, comme à son habitude, David Fincher signe ici un film passionnant, dérangeant et difficilement oubliable. 

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L’Amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder

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     Dans cette adaptation de son propre roman, Frédéric Beigbeder se montre à la fois fidèle et infidèle à lui-même. Son univers cynique est parfaitement reconstitué, entre soirées alcoolisées, filles à gogo et lendemains difficiles. L’écrivain(-réalisateur ?) semble avoir trouvé en Gaspard Proust son double parfait, tout aussi drôle et déprimé que lui. Même si ce dernier a du mal à entrer entièrement dans son rôle, il se révèle véritablement dans les quelques moments de complicité avec Louise Bourgoin. Là où Beigbeder s’éloigne de son récit, c’est dans  l’histoire intime des personnages comme celui, étonnant, de Joey Starr et dans sa volonté de montrer un amour emprunt de beauté. A travers les paysages envoûtants, le maquillage des acteurs et des images poétiques, il nous embarque dans cette histoire hors du commun et raffraichissante. Avec une bande-son plaisante, des regards-caméra très peu dérangeants et un dernier plan captivant qui annonce le début de la fin, Frédéric Beigbeder semble s’être bien intégré dans l’univers du cinéma, sans pour autant nous livrer la comédie de l’année. L’amour dure trois ans, certes, mais le film persistera t-il aussi longtemps dans nos mémoires ? Réponse le 18 janvier 2015 !

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Une Vie Meilleure, de Cédric Khan

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     Une bande-annonce attirante, deux acteurs français populaires, une histoire qui s’annonçait bouleversante, une presse unanime. Tout laissait à penser qu’ Une Vie Meilleure serait la première bonne surprise française de 2012. Et pourtant, le film s’étale dans d’innombrables séquences lentes et inutiles, utilisant sans modération des fondus au noir, des gros plans, des flous insupportables ainsi que des mouvements de caméra instables. Le scénario, lui, n’a aucun fond, sombre dans un sentimentalisme excessif et laisse attendre une fin tragique retentissante qui ne vient jamais. L’émotion ne s’éveille que dans les rares moments de tendresse et de complicité entre Guillaume Canet et le petit Slimane Khettabi, qui, malgré son jeune âge, s’avère être le meilleur acteur du film. Il faudrait également signaler à Monsieur Cédric Kahn, qui crée des personnages dignes d’un reportage de Confessions Intimes, ses quelques défauts de réalisation assez risibles (Leila Bekthi pleurant sans larmes, le gardien de prison confondant sa droite et sa gauche, Guillaume Canet apprenant à parler anglais en moins de deux jours…). La morale de l’histoire ? Une vie meilleure nous attend à la sortie de la salle, et une encore meilleure, si l’on n’y entre pas.

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J.Edgar, de Clint Eastwood

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       A la suite d’une série de films moyens (L’Echange, Au-delà) ou laissant la presse et le public dubitatifs (Invictus), Clint Eastwood revient en force avec le biopic d’un homme controversé aux multiples facettes. Dans ce drame complexe, il joue sur la dualité du personnage, alternant entre l’exigence presque maniaque de l’antipathique Hoover et la fragilité d’un John Edgar, homosexuel refoulé fortement attaché à sa mère. Un scénario en béton comme celui-ci ne pouvait être servi que par la sublime photographie de Tom Stern, bien plus sombre que d’ordinaire, ainsi que par des acteurs magistraux. Leonardo DiCaprio excelle et reste très convaincant même derrière son masque et Armie Hammer s’affirme ici dans un rôle à la fois tendre et imposant, notamment dans la scène de dispute amoureuse.  Le film manque tout de même d’une certaine flamme et perd de sa cohérence au fur et à mesure par ses flash-backs successifs, pourtant bien agencés. Sans se hisser à la hauteur d’un Gran Torino inoubliable, J.Edgar reste un biopic énergique et réaliste, pimenté par une histoire d’amour surprenante, que le réalisateur traite comme à son habitude, avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Une question reste tout de même sans réponse : où est donc la nomination pour DiCaprio aux Oscars ? Espérons que ce dernier recevra la récompense suprême un jour ou l’autre pour son impressionante carrière !

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    ☆☆☆☆☆ A éviter
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    ★★☆☆☆ Pas terrible
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    ★★★☆☆ Bien
    ★★★★☆ Grand Film
    ★★★★★ Chef d'Oeuvre

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